Le «paquet Energie-Climat» adopté fin décembre dernier par le Parlement européen stipule un triple objectif pour 2020. Il faudra améliorer de 20% l’efficacité énergétique, réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990), et porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la production électrique.
Les objectifs sont modulés Etat par Etat. Ainsi, concernant la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale, la France doit passer de 10,4% en 2006 à 23% en 2020. De son côté, l’Allemagne devra porter cette part de 8,7% à 18%. En attendant, EurObserv’ER a publié l’édition 2008 de son «Etat des énergies renouvelables en Europe» qui fait le bilan des sources alternatives d’énergie utilisées pour le moment en Europe.
En 2007, les champions européens de la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie primaire étaient les pays scandinaves (Suède : 31,29%) et baltes (Lituanie : 29,31%), ainsi que certains pays est-européens. Les grands pays comme l’Allemagne (7,09%), l’Italie (7,06%), l’Espagne (6,94%), et la France (6,88%) n’atteignent pas 8%.
La moyenne européenne est d’ailleurs de 7,53%. Les sources les plus utilisées sont la biomasse (65,6%), l’hydraulique (21,7%), l’éolien (6,6%), la géothermie (5,2%), et le solaire (1%). L’importance de la biomasse (bois, biomasse solide, biogaz, déchets ménagers renouvelables) s’explique par le développement important de la cogénération (production d’électricité et de chaleur).
Source : LEMOCI, 26/02/2009