Cherbourg : Les élus adhèrent au terminal charbonnier

Le terminal charbonnier de Terneuzen aux Pays-Bas, pourrait servir de modèle à celui de Cherbourg.

 


Pour ou contre : le projet de stockage de charbon sur le port de commerce avance prudemment. Le conseil de Tourlaville y est favorable.
Hier soir, le conseil municipal de Tourlaville a donné un avis favorable au projet d'exploitation d'un terminal charbonnier sur le terre-plein des Flamands.
 
Le projet :
Il consiste à décharger le charbon de navires transocéaniques sur le terre-plein des Flamands et à le recharger ensuite sur des navires plus petits, à destination de la Grande-Bretagne.

Le trafic :
Il devrait atteindre 2, 5 à 3 millions de tonnes par an. La capacité maximale du stockage sera de l'ordre de 240 000 tonnes. Le charbon déchargé devrait, selon ce qui est annoncé, être « peu volatil ». Les expéditions se feront par voie maritime, à l'exception des envois vers l'Allemagne et la France. Ce trafic représentera entre 300 et 500 trains par an.

Les craintes :
Elles ont notamment été expliquées par les pêcheurs plaisanciers. Ils redoutent que les études n'aient pas suffisamment pris en compte les pollutions possibles au moment des déchargements. Au-delà de la grande rade, certains endroits sont des lieux de reproduction des poissons.

Les oppositions :
Elles se font sentir surtout de la part des riverains, d'où la position de Tourlaville qui demande à ce que tout soit mis en oeuvre par la SAS Cherbourg Terminal Vrac, pour « garantir la qualité de l'air, de l'eau, du bruit et de l'environnement humain, tout autant que l'impact visuel et paysager. » Prudent, le conseil demande que les mesures de contrôles nécessaires soient mises en place de façon à garantir les risques éventuels et à protéger le public en terme de santé publique. Mais aussi qu'en cas de gêne constatée, « l'exploitation fasse l'objet d'un arrêt temporaire ou permanent. »

Les plus :
Tout le monde l'admet, ce trafic est une aubaine pour le port de Cherbourg. Non seulement il préservera les emplois portuaires et consulaires, mais il va sans doute permettre de relancer la machine et pourquoi pas d'attirer d'autres trafics, à plus forte valeur ajoutée.

Les Verts :
Le groupe des défenseurs de l'environnement est d'ailleurs « plutôt favorable au projet », pour plusieurs raisons, donc celle-ci :
« Le choix de Cherbourg éviterait aux gros cargos et aux caboteurs des centaines de kilomètres en mer, diminuant ainsi la pollution produite par les chaudières de ces navires. » Cependant, ils restent inquiets « sur les procédures de transbordement du charbon et leurs conséquences. »

La suite :
Le conseil de Tourlaville a donc approuvé le projet par 25 voix pour et 7 abstentions. En revanche, il a approuvé à l'unanimité la proposition d'Hervé Burnouf, conseiller socialiste, qui a suggéré la création d'une commission de suivi environnementale. L'enquête publique est en cours. Elle s'achève le 6 mai.

Maville.com, 28 avril 2009